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La valeur sur investissement : un indicateur important dans les domaines de la santé et du bien-être

5 décembre 2018 / Bien-être au travail

Depuis toujours, la réussite des programmes de santé et de bien-être se mesure exclusivement en somme d’argent, et en fonction de leur capacité à produire un retour sur investissement (RSI).

Mais alors que le secteur entre dans une ère de bien-être stratégique, où les ambitions vont au-delà des sommes d’argent au centime près, vers l’instauration d’habitudes durables correspondant aux valeurs commerciales, les entreprises peuvent bénéficier d’un nouvel ensemble d’indicateurs de performance, qui les aident à comprendre les nombreuses manières dont le bien-être des employés peut interagir avec les résultats opérationnels.

C’est pourquoi on observe récemment une transition vers la valeur sur investissement (VSI) comme moyen de mesurer les performances d’un programme.

Qu’ajoute la VSI ?

Les modèles de VSI permettent aux entreprises d’analyser la relation entre une plus large gamme d’indicateurs, y compris, sans s’y limiter : l’engagement, la productivité, la résilience et la capacité à attirer et conserver des talents.

Le Dr Ron Goetzel, membre du Virgin Pulse Science Advisory Board, directeur de l’Institute for Health and Productivity, mène des recherches de premier plan en soutien à l’approche VSI.

Il est intimement persuadé que les entreprises doivent adopter le VSI comme un moyen efficace d’évaluer les programmes de bien-être.

« Le secteur est fermement convaincu qu’une promotion de la santé, sous la forme de programmes de bien-être, produit un RSI positif », a déclaré le Dr Goetzel. « Et c’est le cas, des écrits publiés démontrent qu’avec une bonne exécution, ces programmes produisent bel et bien un RSI positif.

Mais cela ne devrait pas être le principal indicateur de réussite. Vous ne demanderiez pas à un prestataire de santé, comme un hôpital, de vous envoyer trois euros pour chaque euro dépensé dans l’amélioration de la santé ou le soin des maladies. Seuls les investisseurs de Wall Street peuvent promettre d’immenses RSI, et ils manquent souvent leur cible.

Dans un environnement de santé d’entreprise, où vous souhaitez voir les employés mener une vie plus saine et épanouie, dépourvue de maladie, il convient mieux de demander : quelle est la façon la plus rentable d’atteindre cet objectif ? »

Alors comment mesure-t-on la VSI ?

Le Dr Goetzel souligne les principales manières dont les entreprises peuvent mesurer la valeur sur investissement : « La première consiste à se focaliser sur l’amélioration de la santé de la population ; dans quelle mesure vous pouvez améliorer la santé et le bien-être de tous vos employés en les engageant et en les motivant à améliorer leur santé, pas parce que l’employeur le souhaite, mais parce qu’ils ont une raison personnelle de mener un mode de vie sain.

« Le second moyen consiste à se focaliser sur la productivité et les performances professionnelles. C’est compliqué parce qu’il est difficile de mesurer les performances pour certaines professions basées sur les connaissances comme ingénieur logiciel, responsable marketing ou avocat. Mais il y a aujourd’hui des instruments qui mesurent l’engagement, le présentéisme et la mesure dans laquelle la santé et le bien-être peuvent affecter les performances professionnelles.

« Enfin, pensez à votre réputation. Où vous situez-vous sur la liste des entreprises que les employés potentiels admirent le plus ? Dans une économie axée sur les connaissances, cela peut affecter le type de talent et les personnes que vous attirez et conservez. Une méthode consister à créer une culture d’entreprise saine. »

Quel est l’avenir du RSI ?

Le Dr Goetzel reconnaît que le RSI est loin de disparaître, et déclare pour finir : « Le RSI et la VSI sont inséparables et tout aussi importants. Mes recherches démontrent que, s’ils sont bien menés, les programmes de bien-être peuvent produire un RSI positif, mais n’oublions pas les autres indicateurs de réussite non financiers qui sont importants pour les entreprises.

« Étendons notre vision de ce qui est important et mesurable. Selon ma nouvelle règle de base, un RSI de 1:1 est suffisant si vous pouvez démontrer des améliorations significatives des mesures de VSI importantes pour l’entreprise. »

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